31 mai 2005

Présentation de la ville d'Eljem


Eljem , une ville du Sahel à la croisée des cheminsD’après :
ETUDE URBAINE DE LA VILLE D'EL JEM ( sept 2000 )
"UNE OLIVERAIE ROMAINE ENTRE L'AUTOROUTE ET LA MER" ...
Eljem , une ville du Sahel à la croisée des chemins
D’après :
ETUDE URBAINE DE LA VILLE D'EL JEM ( sept 2000 )
"UNE OLIVERAIE ROMAINE ENTRE L'AUTOROUTE ET LA MER"
réalisée sous l’égide de :
L'Institut d'Urbanisme de Grenoble
L'Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme de Tunis

medium_tunisiepop.gifEl Jem se situe à un carrefour au milieu du Sahel et au milieu de la Tunisie. La ville se situe sur le principal axe routier tunisien, le GP1, à mi-chemin entre Sousse et Sfax. Elle est au carrefour de la GP1 et de la MC87 qui relie Mahdia et Ksour Essaf à Souassi et Kairouan. La voie de chemin de fer reliant Tunis au sud passe par El Jem. La capitale Tunis est à 200 kilomètres au nord et la mer à 30 kilomètres à l’est. El Jem est une ville typique du Sahel : « une concentration de maisons basses au milieu de champs d’oliviers ».

L’héritage de Thysdrus
El Jem est l’héritière de Thysdrus. C’était une petite agglomération rurale berbère qui s’est développée grâce à sa position avantageuse sur un plateau constituant le passage le plus direct du Nord au Sud et le point de jonction le plus commode entre la côte et l’intérieur du pays. Lors de l’invasion punique, elle a vraisemblablement servi de relais ou de support à la pénétration à partir de la côte vers l’intérieur. Le village reste de taille modeste pendant cette période. A ce premier stade de développement, la cité correspond, au niveau urbain, à un noyau central archaïque qui ne paraît guère étendu, couvrant une vingtaine d’hectares et formant un cercle de 500 mètres de diamètre. Les îlots sont irréguliers et les rues sinueuses et étroites.

La richesse du patrimoine
Le patrimoine tient une place importante dans la ville d’El Jem. IL ne s’agit pas uniquement du patrimoine archéologique. Il faut prendre en considération le patrimoine urbain et agricole, représentatif d’un mode de vie dont l’intérêt est lié aux traditions arabes .

Le patrimoine archéologique A El Jem, trois amphithéâtres retracent l’évolution de l’architecture amphithéâtrale. Ils correspondent aussi, comme l’ensemble du patrimoine archéologique, à un stade de développement économique, urbain et social de la ville.

Les petits amphithéâtres
Au sud-est de la ville, deux amphithéâtres ont été découverts construits l’un sur l’autre. Le premier à avoir été construit semble très rustique et particulièrement fragile. Sa contenance devait être d’environ 6 000 spectateurs. Il a été rapidement abandonné au profit d’un modèle plus élaboré. Ainsi, le second amphithéâtre a bénéficié d’améliorations au niveau de sa solidité, ses équipements et un gain de confort. Il fait partie d’une catégorie courante en Afrique et dans tout le monde romain. C’est un amphithéâtre de structure pleine, adossé à une butte et pouvant contenir près de 7 000 spectateurs. Il fut également abandonné pour un troisième édifice : le « grand amphithéâtre ».

Le grand amphithéâtre
medium_eljem.jpgSitué au centre d’El Jem, cet édifice est construit sur un terrain plat et évite, contrairement aux deux précédents, toute servitude topographique. Au niveau mondial, il se classe à la sixième place pour ses dimensions et à la troisième place en ce qui concerne sa préservation. C’est ainsi le plus grand des amphithéâtres africains qui pouvait recevoir 30 000 spectateurs. Construit vers le IIIème siècle après J.C., il s’inspire du Colisée de Rome. C’est donc une œuvre grandiose qui reçoit les plus forts adjectifs de la part des historiens, des archéologues et des architectes. On parle alors d’une "architecture grandiose", de "proportions harmonieuses".
En effet, il fait partie des derniers amphithéâtres construits dans le monde romain et il a pu profiter des progrès et des expériences passées. Ce monument constitue également un système perfectionné puisqu’il était utilisé comme impluvium recueillant toutes les eaux de pluie dans cette zone aride.
Ouvert au public, ce monument est aujourd’hui géré par l’AMVPPC qui se doit d’assurer sa conservation ainsi que sa promotion. Il est le cadre de plusieurs festivals de musique dont le Festival International de Musique Symphonique et le Festival Découvertes Tunisie 21.

D’après :
ETUDE URBAINE DE LA VILLE D'EL JEM ( sept 2000 )
"UNE OLIVERAIE ROMAINE ENTRE L'AUTOROUTE ET LA MER"
réalisée sous l’égide de :
L'Institut d'Urbanisme de Grenoble
L'Ecole Nationale d'Architecture et d'Urbanisme de Tunis


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